# Forfaitaire ou coût réel : comment fixer le tarif de remboursement ?

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- Markdown : https://www.casawatt.com/blog/forfaitaire-ou-cout-reel-remboursement-recharge.md
- Publié : 2026-05-19
- Mis à jour : 2026-08-10
- Auteur : Équipe Casawatt
- Éditeur : Casawatt (https://www.casawatt.com)

## En bref

Deux méthodes pour rembourser la recharge à domicile : un tarif forfaitaire au kWh identique pour tous, soit saisi par l'entreprise soit indexé automatiquement sur le tarif réglementé, ou le coût réel du contrat de chaque conducteur. Le forfaitaire indexé convient dans la plupart des cas, le réel s'impose dès que les offres divergent. Le seul mauvais choix est le tarif figé.

## Faits clés

- Au 1er août 2026, le tarif réglementé de vente TTC s'établit à 0,2001 €/kWh en option Base pour 3 à 6 kVA, 0,2142 €/kWh en heures pleines et 0,1589 €/kWh en heures creuses.
- Le tarif réglementé de l'électricité évolue deux fois par an, en février et en août : il a baissé au 1er février 2026 avant d'augmenter au 1er août 2026.
- La hausse du 1er août 2026 atteint 3,14 % sur l'option Base, 3,73 % en heures pleines et 0,63 % en heures creuses.
- Un remboursement de frais professionnels n'est exonéré de cotisations sociales que s'il correspond à des frais réellement engagés et justifiés ; la fraction versée au-delà peut être requalifiée.
- Un véhicule branché la nuit doit être remboursé au tarif des heures creuses, et non au tarif de base, sous peine d'une erreur systématique sur chaque session.
- Recharger sur une borne publique rapide coûte environ trois fois plus cher qu'une recharge à domicile en heures creuses, ce qui rend le sous-remboursement coûteux pour l'entreprise.
- Le remboursement au coût réel suppose de connaître le contrat d'électricité de chaque conducteur et de le mettre à jour à chaque changement de fournisseur.
- Un tarif forfaitaire peut être fixé de deux façons : un prix du kWh saisi par l'entreprise, ou une indexation automatique sur le tarif réglementé de vente qui supprime toute ressaisie à chaque mouvement tarifaire.

## Sujets

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## Article

Une fois la recharge à domicile mesurée, il reste à décider combien vous remboursez le kWh. Deux méthodes existent : un tarif forfaitaire identique pour tous, ou le coût réel du contrat d'électricité de chaque conducteur. Le choix paraît anodin. Il détermine en réalité l'équité perçue du dispositif, la charge administrative mensuelle et la solidité du remboursement en cas de contrôle. 

Les deux méthodes en un coup d'œil

 | Tarif forfaitaire | Coût réel | 

Base de calcul | Un prix du kWh identique pour tous : saisi par vos soins ou indexé sur le tarif réglementé | Le prix du contrat d'électricité de chaque conducteur | 

Mise en place | Immédiate | Collecte des contrats, puis mise à jour à chaque changement | 

Équité entre conducteurs | Traitement identique, écarts individuels possibles | Chacun est remboursé de ce qu'il a payé | 

Risque principal | Le tarif se périme | L'information de départ est fausse ou obsolète | 

 Aucune des deux n'est meilleure dans l'absolu. Le bon critère est la dispersion des situations dans votre flotte. 

Le forfaitaire : simple, à condition de rester à jour

 Le tarif forfaitaire se fixe de deux façons, et c'est un choix qui vous appartient. 

Un prix personnalisé, que vous saisissez vous-même. Utile quand l'entreprise a négocié un accord interne, veut arrondir le montant ou aligner le remboursement sur une règle existante de sa politique de flotte.

Une indexation sur le tarif réglementé de vente, le Tarif Bleu. Vous choisissez la base et le prix suit automatiquement chaque mouvement tarifaire, sans que personne ait à y penser.

 La seconde option est celle que retiennent la plupart des entreprises. Le tarif réglementé est un repère public et opposable, que personne ne conteste en interne, ni côté conducteur ni côté direction financière. 

 Encore faut-il choisir la bonne base. Un conducteur qui recharge la nuit doit être remboursé au tarif des heures creuses, pas au tarif de base. 

Tarif réglementé au 1er août 2026 (TTC) | Prix du kWh | Évolution | 

Option Base (3 à 6 kVA) | 0,2001 € | +3,14 % | 

Heures pleines | 0,2142 € | +3,73 % | 

Heures creuses | 0,1589 € | +0,63 % | 

 Ces prix ont augmenté au 1er août 2026 après avoir baissé au 1er février de la même année. C'est le rythme habituel : le tarif réglementé bouge deux fois par an, à la hausse comme à la baisse. 

 D'où le seul vrai défaut du forfaitaire, et il ne concerne que le prix saisi à la main : il vieillit. Une entreprise qui a fixé un prix du kWh il y a dix-huit mois rembourse aujourd'hui à côté du marché, dans un sens ou dans l'autre. C'est exactement ce que l'indexation évite : en choisissant de vous indexer sur le tarif réglementé, vous fixez la base une fois, heures creuses, heures pleines ou tarif de base, et le prix se met à jour à chaque mouvement, sans intervention de votre part. 

Le coût réel : le plus juste quand les situations divergent

 Le remboursement au réel s'appuie sur le contrat d'électricité de chaque conducteur. Il devient nettement préférable dès que vos collaborateurs ne sont pas tous au tarif réglementé, ce qui est le cas le plus fréquent aujourd'hui. 

Les offres de marché s'écartent du Tarif Bleu, parfois de plusieurs centimes par kWh, à la hausse comme à la baisse.

Les plages d'heures creuses varient d'un logement à l'autre et ne correspondent pas toujours aux heures où le véhicule est branché.

Certaines offres à tarification dynamique ou à jours de pointe rendent le prix moyen très différent d'un mois sur l'autre.

 Le coût réel demande en contrepartie de connaître le contrat de chacun, et de le mettre à jour quand le conducteur change de fournisseur. C'est le prix de l'exactitude. 

Le vrai risque n'est ni l'un ni l'autre

 Le risque, c'est le tarif figé. Un prix du kWh saisi une fois puis oublié dérive dans les deux sens, et les deux sont désagréables. 

Sous-rembourser revient à faire supporter au collaborateur une partie du carburant de son véhicule professionnel. C'est le meilleur moyen de le voir cesser de recharger chez lui et repartir vers la borne rapide, trois fois plus chère pour l'entreprise. 

Sur-rembourser expose l'entreprise à un autre problème. Un remboursement de frais professionnels n'est exonéré de cotisations que s'il correspond à des frais réellement engagés et justifiés. La fraction versée au-delà du coût réel n'est plus un remboursement de frais : elle peut être requalifiée, avec les cotisations correspondantes. 

 « Un tarif de remboursement saisi une fois puis oublié finit toujours par être faux. La seule question est de savoir dans quel sens. » 

Comment trancher pour votre flotte

Choisissez le forfaitaire indexé si vos conducteurs sont majoritairement au tarif réglementé, si vous démarrez le déploiement, ou si vous voulez une règle simple à expliquer en une phrase.

Choisissez le coût réel si vos conducteurs sont dispersés sur des offres de marché variées, si votre flotte compte beaucoup de gros rouleurs, ou si l'équité individuelle est un point sensible en interne.

Dans les deux cas, calez la base sur l'usage. Un véhicule branché la nuit se rembourse en heures creuses. Rembourser au tarif de base un conducteur qui recharge à 23 heures est une erreur silencieuse mais systématique.

Prévoyez un plafond mensuel si vous voulez borner la dépense, en le fixant assez haut pour ne pas pénaliser les gros rouleurs légitimes.

Documentez la règle dans la politique de flotte, et conservez les justificatifs mensuels par conducteur.

À retenir

Forfaitaire : un prix unique pour tous, simple à expliquer, à condition qu'il suive les mouvements du tarif réglementé, qui changent deux fois par an. 

Coût réel : le plus exact dès que les conducteurs sont sur des offres de marché différentes, au prix de la collecte et de la mise à jour des contrats. 

Le tarif figé est le seul mauvais choix : sous-remboursé, le conducteur retourne à la borne publique ; sur-remboursée, la fraction excédentaire perd son caractère de remboursement de frais. 

Comment Casawatt intervient

 Casawatt permet les deux modes. En forfaitaire, le prix du kWh s'indexe automatiquement sur le tarif réglementé, avec le choix de la base entre heures creuses, heures pleines et tarif de base : vous n'avez plus à ressaisir un prix à chaque mouvement tarifaire. Un tarif personnalisé reste possible si vous préférez fixer votre propre valeur, ainsi qu'un plafond de remboursement mensuel. 

 En coût réel, le remboursement s'appuie sur le contrat d'énergie de chaque conducteur, renseigné dans sa fiche. Dans les deux cas, un relevé de justification de frais est généré chaque mois par conducteur, avec le détail des sessions, l'énergie mesurée et le tarif appliqué. 

Simulez le coût de recharge de votre flotte ou prenez rendez-vous pour définir la règle adaptée à vos conducteurs. 

 Tarifs réglementés de vente au 1er août 2026, option Tarif Bleu, TTC, pour une puissance de 3 à 6 kVA. Montants donnés à titre indicatif et susceptibles d'évoluer à chaque mouvement tarifaire.

## Questions fréquentes

### Faut-il rembourser la recharge à domicile au forfait ou au coût réel ?

Au forfait indexé sur le tarif réglementé si vos conducteurs sont majoritairement au tarif réglementé, si vous démarrez le déploiement, ou si vous voulez une règle simple à expliquer. Au coût réel si vos conducteurs sont dispersés sur des offres de marché variées ou si l'équité individuelle est un sujet sensible en interne. Dans les deux cas, la base doit correspondre à l'usage réel.

### Peut-on indexer automatiquement le remboursement de la recharge sur le tarif réglementé ?

Oui. C'est l'une des deux façons de fixer un tarif forfaitaire, l'autre étant de saisir soi-même un prix du kWh. En choisissant l'indexation sur le tarif réglementé de vente, l'entreprise fixe une seule fois la base — heures creuses, heures pleines ou tarif de base — et le prix suit ensuite chaque mouvement tarifaire, sans ressaisie.

### Quel prix du kWh retenir pour rembourser un salarié qui recharge chez lui en 2026 ?

Pour un véhicule branché la nuit, le tarif des heures creuses, soit 0,1589 €/kWh TTC au tarif réglementé au 1er août 2026. L'option Base est à 0,2001 €/kWh et les heures pleines à 0,2142 €/kWh. Si le conducteur est sur une offre de marché, son prix réel peut s'écarter sensiblement de ces valeurs.

### À quelle fréquence faut-il mettre à jour le tarif de remboursement de la recharge ?

À chaque mouvement du tarif réglementé, soit deux fois par an, en février et en août. Le tarif a baissé au 1er février 2026 puis augmenté au 1er août 2026. Une indexation automatique évite la ressaisie et le risque d'un tarif oublié pendant plusieurs mouvements successifs.

### Que risque une entreprise qui rembourse la recharge à domicile au-dessus du coût réel ?

Un remboursement de frais professionnels n'est exonéré de cotisations que s'il correspond à des frais réellement engagés et justifiés. La fraction versée au-delà du coût réel perd ce caractère et peut être requalifiée, avec les cotisations correspondantes. C'est le principal argument en faveur d'un tarif tenu à jour plutôt que d'un forfait généreux.

### Que se passe-t-il si le tarif de remboursement est trop bas ?

Le collaborateur supporte une partie de l'énergie de son véhicule professionnel, et il cesse progressivement de recharger chez lui. Il se reporte alors sur la borne publique rapide, environ trois fois plus chère pour l'entreprise. Un tarif sous-évalué coûte donc plus cher qu'il ne fait économiser.

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