# 43 % des voitures de société sont électriques : et la recharge ?

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- Markdown : https://www.casawatt.com/blog/voitures-de-societe-electriques-43-pourcent.md
- Publié : 2026-06-17
- Mis à jour : 2026-08-10
- Auteur : Équipe Casawatt
- Éditeur : Casawatt (https://www.casawatt.com)

## En bref

43 % des voitures de société immatriculées en mai 2026 sont électriques, contre 6 % en 2022, quand le marché global est à 28,2 %. Le moteur est fiscal : la taxe annuelle incitative impose 18 % de véhicules à faibles émissions en 2026, avec 4 000 € par véhicule manquant. Le sujet suivant est la recharge, réalisée à plus de 80 % au domicile des collaborateurs.

## Faits clés

- 43 % des voitures de société immatriculées en France en mai 2026 sont électriques, contre 6 % en 2022, d'après l'analyse de Transport & Environment.
- 241 563 voitures électriques ont été immatriculées en France au premier semestre 2026, soit 28,2 % du marché et une hausse de 62 % sur un an.
- La taxe annuelle incitative s'applique depuis le 1er mars 2025 aux entreprises détenant ou louant en longue durée au moins 100 véhicules.
- Le quota de véhicules à faibles émissions est de 15 % en 2025, 18 % en 2026, 25 % en 2027 et 48 % en 2030.
- La pénalité par véhicule à faibles émissions manquant est passée de 2 000 € en 2025 à 4 000 € en 2026, puis 5 000 € à partir de 2027.
- Un véhicule à faibles émissions est défini comme émettant 50 g de CO₂/km ou moins en cycle WLTP : électrique, hydrogène ou hybride rechargeable respectant ce seuil.
- La taxe annuelle incitative s'apprécie sur l'ensemble du parc détenu, et non sur les seuls véhicules renouvelés dans l'année.
- Plus de 80 % des recharges de véhicules de fonction sont réalisées au domicile du collaborateur, autour de 0,16 €/kWh en heures creuses contre environ 0,50 €/kWh sur une borne publique rapide.

## Sujets

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## Article

6 % en 2022, 43 % en mai 2026. C'est la part des voitures de société électriques dans les immatriculations neuves, d'après l'analyse publiée par Transport & Environment. Les flottes d'entreprise basculent nettement plus vite que les particuliers, et ce n'est pas une affaire de conviction : c'est la fiscalité qui a changé. Voici ce que cette accélération implique concrètement pour un gestionnaire de flotte. 

Ce que disent les chiffres

Indicateur | Valeur | 

Part des voitures de société électriques (mai 2026) | 43 %, contre 6 % en 2022 | 

Immatriculations électriques, 1er semestre 2026 | 241 563 véhicules | 

Part de marché électrique tous canaux, 1er semestre 2026 | 28,2 % | 

Évolution sur un an | +62 % par rapport au 1er semestre 2025 | 

 L'écart entre les deux lignes est l'information principale. Quand le marché global atteint 28 % d'électrique, le canal des voitures de société dépasse 40 %. Les entreprises ne suivent pas le mouvement : elles le tirent. 

Pourquoi les flottes vont plus vite

 Trois dispositifs fiscaux se sont additionnés en deux ans, et leur effet cumulé rend le véhicule thermique difficile à défendre en comité. 

La taxe annuelle incitative

 Entrée en application le 1er mars 2025, elle vise les entreprises détenant ou louant en longue durée au moins 100 véhicules. Elle impose une proportion minimale de véhicules à faibles émissions, c'est-à-dire émettant 50 g de CO₂/km ou moins en cycle WLTP, et sanctionne l'écart à l'objectif. 

Année | Quota de véhicules à faibles émissions | Pénalité par véhicule manquant | 

2025 | 15 % | 2 000 € | 

2026 | 18 % | 4 000 € | 

2027 | 25 % | 5 000 € | 

2030 | 48 % | 5 000 € | 

 Le montant unitaire a doublé entre 2025 et 2026. Contrairement aux dispositifs antérieurs, la taxe s'apprécie sur l'ensemble du parc détenu, pas seulement sur les véhicules renouvelés dans l'année. 

Les taxes annuelles sur les véhicules de tourisme

 Les barèmes des taxes annuelles sur les émissions de CO₂ et sur les polluants atmosphériques ont été durcis en 2025 puis en 2026. Un véhicule thermique conservé dans une flotte coûte désormais chaque année, indépendamment de son prix d'achat. 

L'avantage en nature

 Le régime social reste favorable au véhicule électrique, avec un abattement spécifique sur l'avantage en nature et une exclusion des frais d'électricité pris en charge par l'employeur. Pour le collaborateur, passer à l'électrique s'accompagne rarement d'une perte de pouvoir d'achat, ce qui lève l'objection sociale du projet. 

Le calendrier se referme plus vite qu'il n'y paraît

 Une flotte se renouvelle sur trois à quatre ans. Un véhicule thermique commandé aujourd'hui sera encore au parc en 2029 ou 2030, quand le quota atteindra 48 %. Chaque commande engage donc bien au-delà de l'exercice en cours. 

 C'est ce raisonnement, plus que les objectifs RSE, qui explique la courbe. Les gestionnaires de flotte n'anticipent pas une mode : ils évitent une pénalité qu'ils voient arriver dans leur plan de renouvellement. 

La conséquence que peu d'entreprises anticipent

 Commander des véhicules électriques est la partie facile. Le sujet qui arrive juste après est celui de l'énergie : où ces véhicules vont-ils se recharger, et qui paie ? 

 Dans plus de 80 % des cas, la recharge d'un véhicule de fonction se fait au domicile du collaborateur, le soir, en temps masqué. C'est le point de recharge le plus simple et le moins coûteux, autour de 0,16 €/kWh en heures creuses contre environ 0,50 €/kWh sur une borne publique rapide. Mais c'est aussi le seul dont l'entreprise ne reçoit pas la facture. Elle doit donc mesurer l'énergie consommée chez un particulier, la rembourser, et pouvoir le justifier. 

 « Une flotte peut basculer à l'électrique en une saison de commandes. Le remboursement des recharges, lui, se traite tous les mois pendant quatre ans. » 

Ce qu'un gestionnaire de flotte doit préparer maintenant

Mesurer l'écart au quota. Si votre parc dépasse 100 véhicules, calculez votre proportion actuelle de véhicules à faibles émissions et projetez-la sur vos livraisons des douze prochains mois.

Cartographier les conducteurs. Qui dispose d'un stationnement privatif et d'un compteur communicant ? Cette réponse détermine la part de recharge à domicile atteignable. 

Choisir la règle de remboursement avant les livraisons. Tarif forfaitaire au kWh ou coût réel du contrat de chaque conducteur : la décision est plus simple à prendre avant l'arrivée des véhicules qu'après. 

Sécuriser la justification. Un remboursement de frais de recharge reste exonéré de cotisations s'il est justifié, daté et rattaché à un véhicule identifié. 

Ne pas surdimensionner l'équipement. Une prise renforcée à 3,7 kW couvre la majorité des usages quotidiens, pour 300 à 500 € posée. 

À retenir

Le canal société a basculé : 43 % des voitures de société immatriculées en mai 2026 sont électriques, contre 6 % en 2022, alors que le marché global est à 28,2 % sur le premier semestre. 

La fiscalité en est le moteur : la taxe annuelle incitative impose 18 % de véhicules à faibles émissions en 2026, avec 4 000 € par véhicule manquant, et 48 % en 2030. 

Le sujet suivant est la recharge : plus de 80 % des recharges se font au domicile du collaborateur, seul point de recharge dont l'entreprise ne reçoit pas la facture. 

Comment Casawatt intervient

 Casawatt certifie automatiquement les recharges effectuées au domicile des collaborateurs, en croisant les données du véhicule et la courbe de consommation du compteur Linky. Aucune borne connectée n'est nécessaire, le déploiement se fait en quelques jours, et un relevé de justification de frais est généré chaque mois pour chaque conducteur. Plus de 300 entreprises utilisent le dispositif. 

Simulez le coût de recharge de votre flotte, vérifiez l'éligibilité de vos véhicules ou prenez rendez-vous avec un conseiller. 

 Part des voitures de société électriques d'après l'analyse de Transport & Environment publiée en juin 2026. Immatriculations du premier semestre 2026 d'après les données de marché publiées en juillet 2026. Barèmes fiscaux à jour d'août 2026, donnés à titre indicatif.

## Questions fréquentes

### Quelle part des voitures de société immatriculées en France est électrique en 2026 ?

43 % en mai 2026, d'après l'analyse de Transport & Environment, contre 6 % en 2022. Le canal des voitures de société est nettement en avance sur le marché global, qui atteint 28,2 % d'électrique sur le premier semestre 2026, avec 241 563 véhicules immatriculés et une progression de 62 % sur un an.

### Qu'est-ce que la taxe annuelle incitative sur les flottes d'entreprise ?

C'est une taxe applicable depuis le 1er mars 2025 aux entreprises détenant ou louant en longue durée au moins 100 véhicules. Elle impose une proportion minimale de véhicules à faibles émissions, soit 50 g de CO₂/km ou moins, et sanctionne l'écart à l'objectif. Elle porte sur l'ensemble du parc détenu, pas seulement sur les véhicules renouvelés dans l'année.

### Combien coûte le non-respect du quota de véhicules à faibles émissions en 2026 ?

4 000 € par véhicule à faibles émissions manquant en 2026, contre 2 000 € en 2025 et 5 000 € à partir de 2027. Le quota est de 18 % du parc en 2026, contre 15 % en 2025, 25 % en 2027 et 48 % en 2030. Le montant unitaire a donc doublé d'une année sur l'autre.

### Pourquoi les entreprises passent-elles à l'électrique plus vite que les particuliers ?

Principalement pour des raisons fiscales. La taxe annuelle incitative, le durcissement des taxes annuelles sur les émissions de CO₂ et sur les polluants atmosphériques, et un régime d'avantage en nature favorable au véhicule électrique se cumulent. Comme une flotte se renouvelle sur trois à quatre ans, chaque commande thermique engage l'entreprise jusqu'aux quotas de la fin de la décennie.

### Où se rechargent les véhicules de fonction électriques d'une flotte ?

À plus de 80 % au domicile du collaborateur, le soir. C'est le point de recharge le moins coûteux, autour de 0,16 €/kWh en heures creuses contre environ 0,50 €/kWh sur une borne publique rapide. C'est aussi le seul dont l'entreprise ne reçoit pas la facture : elle doit mesurer l'énergie consommée chez un particulier, la rembourser et pouvoir le justifier.

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