En janvier 2025, un collaborateur rechargeait en moyenne 10 fois par mois à son domicile. Un an plus tard, 17 fois. Soit 70 % de sessions en plus, sans qu'aucune consigne n'ait été donnée à personne. Ce chiffre, relevé sur l'ensemble des conducteurs suivis par Casawatt, en dit long sur ce qui fait réellement basculer une flotte vers la recharge à domicile.
Ce que ce chiffre dit vraiment
Passer de 10 à 17 recharges par mois, ce n'est pas rouler davantage. C'est changer de geste. À 10 sessions, le conducteur branche quand la batterie approche de la réserve : la recharge est un acte planifié, un peu contraignant, qu'on repousse. À 17 sessions, il branche presque un soir sur deux, sans y penser.
C'est exactement le comportement que nous avons tous avec un téléphone. Personne n'attend 5 % de batterie pour le mettre en charge. On le pose sur son chargeur en rentrant, par réflexe, et la question de l'autonomie disparaît.
Mécaniquement, les sessions deviennent plus courtes et plus fréquentes. Ce sont des recharges d'appoint, qui remettent chaque nuit les kilomètres consommés la veille, plutôt que des recharges complètes espacées.
Pourquoi c'est une bonne nouvelle pour l'entreprise
Le coût moyen du kWh baisse
Chaque session à domicile est une session qui n'a pas eu lieu sur une borne publique. L'écart est massif : environ 0,16 €/kWh en heures creuses contre près de 0,50 €/kWh sur une borne rapide. Quand la fréquence à domicile augmente de 70 %, le coût moyen de l'énergie de la flotte baisse sans qu'aucune négociation n'ait été menée.
Le conducteur récupère du temps
Une recharge à domicile se fait en temps masqué, pendant le sommeil. Une recharge en itinérance suppose un détour, une attente, parfois une borne occupée ou hors service. Sur une année, la différence se compte en heures de travail.
La batterie vieillit mieux
Les charges fréquentes et partielles, en courant alternatif et à faible puissance, sont le régime le plus doux pour une batterie. Les constructeurs recommandent d'ailleurs de rester autour de 20 à 80 % en usage courant et de réserver la recharge rapide aux longs trajets. Une batterie de véhicule électrique perd en moyenne 1 à 2 % de capacité par an ; le mode de recharge fait partie des facteurs qui pèsent sur ce chiffre, et donc sur la valeur résiduelle du véhicule en fin de contrat.
L'effet secondaire que personne n'anticipe
Plus de sessions, cela veut dire plus de lignes à rembourser. Et c'est là que beaucoup de dispositifs se cassent.
| Pour une flotte de 100 véhicules | 10 recharges/mois | 17 recharges/mois |
|---|---|---|
| Sessions à traiter par mois | 1 000 | 1 700 |
| Sessions à traiter par an | 12 000 | 20 400 |
Tant que le conducteur doit photographier son compteur, remplir un tableau ou saisir une note de frais, chaque session supplémentaire est une friction supplémentaire. Le dispositif se grippe au moment précis où il commence à fonctionner. C'est le paradoxe des projets de recharge à domicile mal outillés : plus ils réussissent, plus ils deviennent lourds.
« Personne n'a demandé aux conducteurs de recharger plus. C'est simplement devenu plus simple que de faire autrement. »
Comment obtenir le même effet dans votre flotte
La fréquence de recharge à domicile ne se décrète pas dans une note de service. Elle dépend de quatre paramètres, tous à la main de l'entreprise.
- Zéro déclaration. Tant que brancher implique une démarche administrative, le conducteur arbitre. Quand la session se déclare seule, il branche par réflexe.
- Un remboursement visible et régulier. Un conducteur qui voit arriver le montant chaque mois, avec le détail des sessions, n'a plus l'impression d'avancer l'argent de son employeur.
- Un tarif juste et à jour. Un prix du kWh sous-évalué se remarque vite et pousse le conducteur vers la borne publique, trois fois plus chère pour l'entreprise.
- Un équipement adapté. Une prise renforcée à 3,7 kW suffit dans la majorité des cas et transforme une recharge de deux nuits en une recharge d'une nuit.
À retenir
La fréquence a augmenté de 70 % en un an chez les conducteurs suivis par Casawatt, de 10 à 17 recharges mensuelles à domicile, sans consigne particulière.
L'entreprise y gagne trois fois : un coût moyen du kWh plus bas, du temps rendu aux conducteurs, et une batterie soumise à un régime de charge plus doux.
Le volume de justificatifs suit la même courbe : 20 400 sessions par an pour 100 véhicules, un volume qu'aucun processus déclaratif manuel ne tient dans la durée.
Comment Casawatt intervient
Casawatt détecte et certifie automatiquement chaque recharge effectuée au domicile du collaborateur, en croisant les données du véhicule et la courbe de consommation du compteur Linky. Le conducteur n'a rien à déclarer : il branche, la session est enregistrée, le montant est calculé au tarif retenu par l'entreprise. Chaque mois, un relevé de justification de frais est généré par conducteur, quel que soit le nombre de sessions.
Simulez le coût de recharge de votre flotte, vérifiez l'éligibilité de vos véhicules ou prenez rendez-vous avec un conseiller.
Fréquences de recharge relevées sur l'ensemble des conducteurs suivis par Casawatt, entre janvier 2025 et janvier 2026. Coûts de l'énergie et données de dégradation de batterie donnés à titre indicatif.