Le groupe Mary distribue une quinzaine de marques automobiles sur 86 points de vente en Normandie et dans les Hauts-de-France. Ses commerciaux vendent des véhicules électriques, et roulent en électrique pour savoir de quoi ils parlent. Encore fallait-il qu'ils rechargent comme rechargent leurs clients : chez eux, la nuit.
Mary emploie environ 2 000 collaborateurs et a fêté ses trente ans en 2026. Une flotte de fonction électrique y remplit une mission que peu d'entreprises lui confient : elle sert d'école de terrain aux équipes de vente.
Les équipes de vente devaient vivre ce qu'elles vendent
« Nous commercialisons des véhicules électriques, et donc il est très important pour nous de les utiliser pour mieux les connaître », explique Ugo Ponchon en ouverture de son témoignage.
Connaître un véhicule électrique, c'est en connaître la recharge. C'est ce que le client demande au moment de signer : combien de temps, combien ça coûte, faut-il faire installer quelque chose chez soi. Un commercial qui n'a jamais branché le sien répond de mémoire.
Et cette expérience se joue au domicile. Un particulier qui achète un véhicule électrique recharge chez lui, la nuit, sur une prise renforcée ou une borne domestique. Il repart le matin avec une batterie pleine et ne pense plus à la recharge de sa journée. C'est le confort réel de l'électrique, et c'est celui que le vendeur a intérêt à avoir vécu.
Faire recharger les collaborateurs sur les bornes des points de vente aurait produit l'expérience inverse : attendre sur place, pendant les heures de travail.
Le point de blocage se trouvait sur les bornes de concession
Un concessionnaire dispose de bornes sur ses sites. Elles servent à livrer les véhicules chargés et à dépanner un client de passage. Sur la plupart des sites, elles ne sont pas dimensionnées pour absorber en plus la recharge quotidienne des salariés.
À cela s'ajoute le temps. Une recharge de 20 à 80 % sur une batterie de 60 kWh représente environ 36 kWh. Sur une borne rapide de 50 kW, comptez trois quarts d'heure. À raison de deux recharges par semaine sur quarante-cinq semaines, l'ordre de grandeur atteint 65 heures par conducteur et par an.
À domicile, le même volume se charge la nuit. Le geste se résume à brancher un câble en rentrant.
Ce que coûte réellement chaque mode de recharge
Le tarif réglementé de vente a été revalorisé de 2,5 % en moyenne au 1er août 2026. Voici les prix TTC applicables, comparés aux moyennes constatées sur le réseau public.
La base de calcul retenue : 20 000 km par an et une consommation de 18 kWh aux 100 km, soit 3 600 kWh annuels par véhicule.
| Mode de recharge | Prix du kWh | Coût annuel pour 3 600 kWh |
|---|---|---|
| Domicile, heures creuses | 0,1589 € | 572 € |
| Domicile, heures pleines | 0,2142 € | 771 € |
| Domicile, option base (3 à 6 kVA) | 0,2001 € | 720 € |
| Borne publique jusqu'à 22 kW | ≈ 0,45 € | 1 620 € |
| Borne rapide 50 kW | 0,50 à 0,62 € | 1 800 à 2 230 € |
| Borne ultra-rapide | 0,59 à 0,79 € | 2 120 à 2 840 € |
Entre le pire et le meilleur cas, l'écart dépasse 2 000 € par véhicule et par an. Sur une flotte de cinquante véhicules de fonction, la décision de privilégier le domicile pèse autant qu'une remise de plusieurs points sur le prix d'achat.
Encore faut-il que le remboursement du collaborateur suive, au bon tarif, sans qu'il ait à monter un dossier chaque mois.
Ce que la solution devait permettre
Le point qui ressort de ce témoignage tient à l'installation : aucun matériel n'est posé au domicile du collaborateur. Une prise renforcée, une borne non communicante ou une simple prise secteur suffisent, puisque la mesure ne vient pas de la borne mais du croisement entre les données du véhicule et la courbe de charge du compteur Linky.
Côté Casawatt, le remboursement est calculé sur le prix réel du contrat d'électricité du conducteur, heures creuses comprises lorsque la recharge s'y déroule. Un salarié qui charge la nuit est remboursé au tarif de la nuit.
« C'est une solution extrêmement simple, qui ne nécessite aucune installation au domicile des collaborateurs. »
Pour un distributeur multimarque, la compatibilité de la flotte était un point à vérifier. Le groupe représente une quinzaine de marques automobiles, et sa flotte de fonction les reflète toutes.
Une hiérarchie de recharge lisible pour le conducteur
Un projet d'électrification bute rarement sur la technique. Il bute sur ce que le conducteur comprend de sa propre situation. Chez Mary, la règle se résume à trois niveaux.
-
Le domicile par défaut, tous les soirs, intégralement pris en charge par l'entreprise.
-
La recharge d'appoint sur les sites du groupe, quand le besoin se présente dans la journée.
-
L'itinérance en note de frais, en complément et en cas d'urgence.
Une règle claire lève l'inquiétude sur l'autonomie mieux qu'une batterie plus grosse. Ugo Ponchon le formule ainsi : « Aujourd'hui, il y a moins cette appréhension de ne plus disposer de la charge suffisante. »
Le conducteur sait où il charge, qui paie, et à quelle condition il peut sortir du cadre.
Côté gestionnaire de flotte
L'autre sujet portait sur la charge administrative. Un groupe de cette taille ne peut pas ajouter un dossier par conducteur à traiter chaque mois.
« On renseigne le numéro de châssis du véhicule, on renseigne l'immatriculation et le mail du collaborateur, et Casawatt fait le reste », résume Ugo Ponchon. Le suivi des recharges à domicile et en itinérance remonte ensuite en temps réel, et le justificatif mensuel se génère sans intervention.
Le périmètre couvert reste le même quel que soit l'équipement : véhicule 100 % électrique ou hybride rechargeable, prise renforcée, borne ou prise secteur. Un changement en cours d'année ne demande pas de remettre à jour la situation du conducteur.
Un effet de bord côté commerce
Le projet portait sur le confort des conducteurs et sur le coût de la recharge. Il a aussi eu un effet sur l'accueil des clients.
Pour un distributeur qui vend de l'électrique, une borne libre quand un client se présente vaut mieux qu'une borne mobilisée par la flotte interne. Elle reste disponible pour son usage commercial.
Comment Casawatt intervient
Casawatt mesure l'énergie réellement rechargée au domicile en croisant les données du véhicule, récupérées auprès du constructeur ou de la télématique déjà en place, avec la courbe de charge du compteur Linky transmise par Enedis. Aucune borne connectée n'est nécessaire.
Chaque mois, le conducteur reçoit un relevé de justification de frais mentionnant le VIN et la plaque du véhicule, opposable en cas de contrôle URSSAF. Le remboursement est géré par l'entreprise, ou payé directement par Casawatt. Les données sont hébergées en France.
Pour estimer ce que représenterait ce basculement sur votre propre flotte, le simulateur de coût de recharge donne un premier ordre de grandeur. Si votre situation mérite d'être regardée de plus près, vous pouvez prendre rendez-vous avec l'équipe.
Tarifs réglementés de vente à jour du 1er août 2026, pour un raccordement de 3 à 6 kVA (0,1985 €/kWh en base au-delà de 9 kVA). Prix moyens des bornes publiques constatés en 2026, donnés à titre indicatif : ils varient selon l'opérateur, la puissance et l'existence d'un abonnement. Les coûts annuels présentés reposent sur les hypothèses de consommation indiquées et ne constituent pas un engagement.